MUM’S TALK #2: LA GROSSESSE

Hello les beautés, j’espère que vous allez bien! Pour ce second mum’s talk, vous m’avez beaucoup orienté grâce à vos demandes (qui me font tellement plaisir si vous saviez). LA GROSSESSE = « oh-my-gad » comme je dis si bien dans mes snaps ahah.

Alors THE question que j’ai beaucoup eu c’est: « Est-ce que ta fille était prévue? »

C’était clair et évident pour moi, je voulais avoir des enfants. Mais sans doute pas pas si tôt, j’entamais à peine mes études secondaires. 1ère année de BTS, j’apprends ma grossesse le 15 septembre 2014, soit 10 jours à peine après la rentrée. Véritable choc parce que je m’y attendais vraiment mais alors vraiment pas. Je me rappelle très bien, je parlais avec ma copine en allant en cours: « Punaise Jodie, j’suis en retard sur mes règles c’est trop chelou, je suis réglée comme une horloge » elle me répond en rigolant « t’es peut-être enceinte LOL ». LOL aussi ma tête devant le test. J’attends les 5 minutes comme il est indiqué, posée sur mon lit (j’habitais encore chez ma mère) j’étais si stressée, j’aurais tellement préféré qu’on regarde pour moi mais j’étais toute seule (j’avais décidé de n’en parler à personne). Et comme je n’avais pas trop le choix, il fallait bien que je regarde et là…test positif. J’étais scotchée, sur mon lit, un test de grossesse positif dans les mains, j’étais enceinte. Comment vous dire? J’étais sans voix, sans émotion, je ne bougeais plus, en état de choc. J’ai dû rester une bonne dizaine de minutes comme ça, avant de revenir à moi et de reprendre mes esprits. Les mains tremblantes, je prend mon téléphone et j’appelle une copine. Je ne sais même pas si il y avait ne serait-ce qu’un seul mot audible dans tout ce que je lui racontais tellement je pleurais.

PAUSE – STOP – POUCE – J’étais enceinte, j’étais totalement perdu.

Comment il va réagir, comment ma mère va réagir (à peine 18 ans), mes études, un bébé? C’était horrible, j’étais dévastée et pendant plusieurs mois jusqu’à que je prenne ma décision finale j’étais comme l’ombre de moi-même. Je pleurais tous les jours, toutes les nuits, je ne mangeais plus. Je n’avais jamais été confronté à un choix si décisif, si important, qui allait bouleverser ma vie dans son intégralité. Autant vous dire que les premiers mois de cette grossesse ont été très durs émotionnellement parlant. Psy, embrouilles, pseudo dépression, ma vie avait pris un tournant dont je ne contrôlais plus rien.

J’ai choisi de garder mon bébé, d’assumer tous mes actes et sûrement pas erreur parce que ma fille n’est pas pas une erreur. Ma fille est une bénédiction et la plus belle chose qu’il me soit arrivé jusqu’à ce jour (parenthèse nécessaire).

Ce n’était pas une question financière, si nous ne pouvions pas subvenir à ses besoins la question ne se serait pas posée. Je ne peux pas être égoïste et avoir un bébé juste pour en avoir un, ce n’est pas une poupée, ni un jouet, c’est un être vivant et on ne joue pas avec la vie. C’était plutôt « suis-je prête à devenir maman? » À mes yeux, à 18 ans on est encore un bébé. On a même pas encore commencé un semblant de vie mais aussi « Mes études? ». C’était mes deux plus grosses interrogations. Je crois beaucoup au destin et je suis persuadée que « rien arrive jamais au hasard », chaque chose qui nous arrive est écrite quelque part et tout signifie quelque chose. Si j’étais enceinte, si ça m’arrivait à ce moment précis c’est que cela signifiait quelque chose, que même si ça n’allait pas être simple, j’y arriverais. J’arriverais à avoir mon bébé, continuer mes études, être diplômée, réussir ma vie simplement pour elle.

J’ai mes croyances aussi et tout là haut, on m’envoyait juste un cadeau. Un cadeau du ciel que je me devais de recevoir de la meilleure manière. À partir du moment où j’ai été fixé, j’étais déterminée même si j’étais seule contre tous. J’allais avoir un bébé, mon bébé et j’allais me battre pour elle.

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« COMMENT-AS TU VÉCU TA GROSSESSE? »

Je suis hyper mitigée entre j’ai absolument détesté et en même temps adoré, réelle bipolaire be like. Les premiers mois en un mot: dodo. Je n’ai fais que dormir, en cours, dans le train, dans le tram, dans la voiture, dans le lit, en mangeant. J’étais une grosse larve les 3 premiers mois, dodo sur dodo, épuisée comme jamais en fait, j’avais beau faire des nuits de 10h ça ne me suffisait pas. Mais bon, à ce que je lisais c’est « normal », tout notre métabolisme se modifie pour accueillir un petit être. Je suis incapable de vous ressortir tout ce que j’ai appris (j’avais une application qui me disait jour après jour ce qu’il se passait pour mon bébé, son poids et taille approximatif c’était vraiment cool) mais le principal que j’ai retenu c’est qu’être une larve les premiers mois c’est normal.

Je découvrais aussi les visites mensuelles à la maternité, là aussi j’étais pressée et en même temps je détestais y aller. Impatiente d’avoir des nouvelles de bébé et retissante des « touchés » dont je vous passe les détails. J’avais mal et je trouvais ça tellement désagréable. Rien que d’y penser, oh enfin bref. J’ai pas envie de vous envoyer des mauvaises idées reçues par rapport à la grossesse à celles qui n’ont pas d’enfant. C’est tellement propre à chacune, on ressent les choses si différemment.

Le second trimestre j’ai bien aimé, je commençais à me rendre compte physiquement que j’étais enceinte. Le bidou poussait doucement mais sûrement et je découvrais aussi les désagréments que j’ai eu durant ma grossesse (comme dis avant c’est aléatoire en fonction des personnes), genre: être calé au bout de deux bouchées, problème de digestion etc mais à côté de ça j’étais beaucoup plus en forme qu’au premier trimestre. Je commençais aussi à me rendre compte psychologiquement que j’étais enceinte. Je pensais à tellement de choses, la chambre, les vêtements, tout pour l’arrivée de bébé et je prenais un tel plaisir à tout organiser. J’étais gaga pour chaque détail, je traînais (beaucoup trop) dans les magasins de puériculture, de vêtements pour bébé. C’est lors de ce trimestre aussi qu’on apprend le sexe du bébé. La confession c’est que j’étais plus pour un petit mec mais au final qu’importe, quand on t’annonce « c’est une petite demoiselle » c’est un bonheur surdimensionné. J’allais avoir une petite fille, une mini-moi et des millions d’images dans ma tête à ce moment là (des petites barrettes pour les cheveux, des bandeaux, des looks mère-fille). J’étais heureuse.

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Le troisième et dernier trimestre = le pire de tous. Au fur et à mesure, septième, huitième, neuvième mois (oui parce que c’est 9 mois complets, on a tendance à l’oublier) j’en avais marre mais tellement marre. Physiquement c’était dur, je me sentais si lourde (+15 kg sur la balance) mais je marchais énormément, j’aimais beaucoup ça. Même si en fin de journée je ne sentais presque plus mes jambes, je ne m’arrêtais pas. C’était limite obligatoire pour moi, les marches digestives. Après manger ça me faisait beaucoup de bien, en plus c’était le printemps et (contrairement à cette année) il faisait très beau et chaud. Ce que je préférais c’était les balades nocturnes (entre 23h et 01h aha) un kiffe. Et entre ça, le ménage, le ballon, la piscine, je désirais juste une chose c’est qu’elle sorte. Je trouvais ça tellement long, et plus les jours passaient, plus on approchait du terme et aucun signe d’un travail quelconque. Je désespérais totalement et j’avais tellement envie d’accoucher. Jusqu’à que ce jour arrive où je me suis dit « non je veux plus c’est bon, elle peut encore rester aussi longtemps qu’elle veut » ahah.

La grossesse est une expérience unique. Une réelle découverte où l’on apprend beaucoup sur notre corps, sur nous-même. On change beaucoup, on est contrôlé par des envies bien étranges (nourriture, activités, etc). Notre corps ne nous appartient clairement plus, c’est bébé qui fait son nid, bébé qui décide d’un peu tout, bébé qui grandit, bébé qui est roi. Je suis si reconnaissante d’avoir eu cette chance, d’avoir pu donner la vie et je remercie tous les jours le ciel. Il n’y a aucun mots pour décrire tout ça, on peut juste le vivre pour comprendre.

« ET BÉBÉ 2 C’EST POUR QUAND? »

Mais les filles, pourquoi cette question naaaaan aha. Je ne suis pas prête du tout, psychologiquement, physiquement. Non un second bébé c’est pas prévu pour le moment, plus tard quand Eliyah aura 2 ou 3 ans, on verra si à ce moment là on est prêt. Pas trop d’écart non plus entre les deux mais pour l’instant j’ai envie de profiter pleinement de ma fille. Ça fait seulement 1 an que j’ai accouché, j’ai besoin de me retrouver, retrouver mon corps d’avant grossesse, me sentir bien et à l’aise dedans donc on verra par la suite.

J’espère en tout cas que ça vous aura plu. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Après toutes ces confidences, ça me ferais aussi beaucoup plaisir de découvrir votre expérience de la grossesse.

 

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