MUM’S TALK #1: MON BÉBÉ A 1 AN

Hello les filles, j’avais si hâte de vous sortir ce premier « Mum’s Talk ». Cette nouvelle catégorie qui me paraît fondamentale pour moi. Il ne s’agit pas juste que je vous montre certaines choses, ou ne vous parle que de moi mais véritablement qu’on échange, partage, débatte, c’est ce que j’aime le plus. Alors je lance ce premier mum’s talk sur le premier anniversaire d’Eliyah. Repenser à cette journée m’émeut beaucoup et de me dire qu’il y a exactement un an jour pour jour j’étais entrain de galerer comme JAMAIS c’est dingue. J’ai vraiment mais alors vraiment pas du tout su gérer quoi que ce soit cette journée. La veille je faisais un ping-pong en espérant désespérément accoucher parce que je n’en pouvais clairement plus sans imaginer une seule seconde qu’à la même heure le lendemain j’allais faire la plus belle rencontre de toute ma vie.

28 MAI 2015: Monsieur à l’entraînement de foot… Quelques contractions, rien d’affolent. Il rentre vers 21h, on mange, regarde un film, encore quelques contractions toujours rien de fou. 23h, le drame, une douleur inexplicable comme si tout mon corps se contractait. Je commence à hurler et je comprend à ce moment que c’est ça c’est une VRAIE contraction. Je ne savais pas si c’était enfin la bonne, tout ce que je savais c’est que j’étais entrain de souffrir comme je n’avais jamais souffert auparavant. La douleur sur une échelle de 1 à 10? Sans déconner, au moins 40.

Alors les cours de préparation à l’accouchement c’est mignon mais sur le moment, j’ai pensé à tout sauf à ça. J’ai tellement était surprise par la douleur, je n’ai absolument pas su géré. Rien ne me soulageait, ni les mots, ni le ballon, ni la marche, ni des blagues, ni des inspirations profondes, ni le bain, RIEN. Je me tordais de douleur, je hurlais et c’était hyper flippant.

MINUIT (29 mai 2015): On décide d’aller à la maternité. Monitoring, tension, bébé, all is good mais « Rentrez à la maison, col ouvert qu’à 2 », pas le choix alors on rentre. J’essaye de m’allonger, chaque contraction est un supplice. Je me sens mouiller, je me lève de l’eau coule sur mes jambes. À ce moment je captais pas mais je perdais les eaux alors je fais à nouveau couler un bain. J’essaye de me concentrer et respirer comme on me l’a appris à chaque contraction et à ma grande surprise ça me soulage un peu. Rien que ce peu là était un bonheur, juste une petite pause dans ma douleur.

Je pense être resté 15 ou 20 minutes dans ce bain, je me sentais tellement oppressée, à l’étroit, comme une claustrophobe dans 3m2.  Je décide de sortir, sans savoir à ce moment là que c’était encore moins un bon plan. Je m’habille illico presto, vais au salon (me coucher ne servait à rien) et je faisais les 100 pas dans le salon, puis le couloir, puis les chambres. Je devenais ouf face à cette douleur, j’essayais toutes les positions, même le quatre pattes pour vous dire. Bref, je hurlais encore et toujours très fort. J’ai même eu peur que les voisins croient qu’on essayait de me tuer mais il fallait absolument que j’extériorise ma douleur.

– OK POUCE – Monsieur: « Bébé on y retourne, je n’en peux plus de t’entendre souffrir comme ça ».

3 HEURES, retour à la maternité. Monito, on entend le rythme cardiaque de bébé et puis le drame: la machine devient rouge et sonne très fort. Pour faire simple, le coeur de mon bébé ne battait plus. La sage-femme m’évacue très vite pour une césarienne en urgence. Bien-sûr je m’effondre, j’imaginais tout sauf une catastrophe de cette ampleur. C’est bien pour ça la grossesses est la chose la moins contrôlable, tout peut arriver jusqu’au dernier moment. C’est tellement de rebondissement, d’émotions, si stressant et si émouvant à la fois.

Je suis en salle pré-opératoire avec un masque d’oxygène, on remet le monito, son coeur repart et le mien par la même occasion. Puis viens quelques heures d’attentes très chiante où clairement je galère à respirer et gérer toutes ses contractions.

7 HEURES, la délivrance: LA PÉRIDURALE. L’anesthésiste essaye de me détendre un maximum, 30 minutes plus tard le chéri revient et j’ai un sourire like a banana sur mon visage, un pur kiffe. À ce moment là j’étais ouverte à 3cm, sans savoir que c’était le début d’une longue très longue galère.

8, 9, 10, puis 13, puis 15 heures et ça avance très très même beaucoup TROP lentement. Les sages-femmes commencent à s’inquiéter, déjà 15 heures que le travail à commencé. On devait être pas plus qu’à 7 ou 8    centimètres.

J’ai fais tellement de positions chelou pour aider bébé, sans grand effet sur la demoiselle.

17 HEURES, dilatation complète. Bébé commence à descendre dans le bassin, mais reste bloqué. D’un coup on se retrouve à 10 dans la salle d’accouchement, une brochette de médecins et je comprend juste absolument rien à ce qu’il est entrain de se passer. J’étais tellement épuisée, à bout. La situation devait vraiment avancer parce qu’elle ne pouvait pas rester aussi longtemps dans le bassin trop à l’étroit et les contractions n’étaient plus supportables pour elle.

18 HEURES, on voit le bout, j’ai envie de pousser alors let’s go. Je pousse de toute mes forces, une fois, deux fois, trois fois, on m’aide avec des spatules (vraiment flippant en plus) et d’un coup on me tend mon bébé et là je m’effondre. Après tant de douleur, je tiens mon bébé, mon si petit bébé rien qu’à moi. Papa coupe le cordon. On me l’enlève vite pour qu’ils s’occupent d’elle.

29 MAI 2015 – 18H28 – 49,5 CM – 3,190KG

Une nouvelle vie commence, ma vie de maman, aucun mots pour vous décrire ce que je ressentais et ce que je ressens aujourd’hui 1 an après. Je suis si fière, si heureuse de voir ma fille grandir, évoluer jour après jour. Son petit caractère, son sourire, ses mimiques. Où est passé mon si petit bébé? Aujourd’hui, j’ai une vraie petite fille très intelligente qui me rend si admirative. C’est aussi un peu mon anniversaire, 1 an que je suis sa maman, 1 an qu’elle me ré-apprend la vie et me fais grandir.

Cette année m’a appris beaucoup sur moi-même et sur ce que j’étais prête à faire. Je pense sincerement qu’en devenant maman on change beaucoup et notre vision de voir les choses, notre manière de voir la vie aussi. Encore heureux j’ai envie de dire. C’est des inquiétudes, des peurs, de la joie, des pleurs, des angoisses, des rires et tellement d’émotions que l’on peut ressentir pour ce si petit être que l’on a porté durant 9 mois dans son petit bidou.

C’est maintenant que je me rends compte tout ce que ma mère a pu vivre, endurer, ressentir. C’est comme si j’ouvrais enfin les yeux sur tout ça. Je découvre vraiment son rôle, devenu le mien aujourd’hui. Un rôle qui me plaît, un rôle que j’essaye d’incarner le mieux possible pour ma fille. Être maman est un vrai défi tous les jours. C’est un travail 24h/24, 7j/7 toute l’année jusqu’au bout de notre vie. C’est sans doute le plus beau du monde, qui requiert tellement de vertu: de la patience, de l’énergie, de la maturité, être pédagogue, ouvert et j’en passe. À mes yeux il faut être la meilleure version de nous-même simplement parce que nous sommes leur modèle absolu. Tout est façonné à notre image et ils intègrent tout à travers nous. 

Pour moi devenir maman a été comme une renaissance. Ma vie a pris un sens évident: celui de me lever tous les jours pour lui offrir le meilleur du monde. Tout l’amour que je peux lui donner, toute la gentillesse, toutes les valeurs que ma maman m’a inculqué, la meilleure éducation possible. Je ferais tout absolument tout pour elle. Travailler 67h par semaine s’il le faut pour qu’elle ne manque de rien, gravir des montagnes pour la rendre heureuse et la voir s’épanouir. Aujourd’hui ma vie c’est elle et je suis la femme la plus comblée, la plus heureuse.

Il y a un an qu’elle a vu le jour, mais il y a déjà plus que ça qu’elle et moi avons tissé des liens qui deviennent de plus en plus forts jour après jour.

Déjà une année avec toi ma fille, de nombreux souvenirs et encore des millions à venir. Je t’aime si fort.

Je vous aie donc tout dévoilé et maintenant j’ai une petite question pour vous autour de laquelle j’aimerais beaucoup qu’on échange toutes ensemble:

Qu’est-ce que vous a apporté l’arrivée de votre enfant (ou frère/soeur, cousin(e) nièce/neveu) dans votre vie? 

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