HUMEUR LIFESTYLE

LES RÈGLES C’EST TABOU

12 octobre 2018

C’est pas très instragramable un tampon. 

Maintenant faut juste qu’on m’explique pourquoi les règles sont si gênantes et pourquoi on « ose » pas en parler ? Apparement « c’est sale, ça pue, ça dégoûte ». C’est un flux sanguin, oui et ? Ça sort bien de notre corps, donc par conséquent il s’agit de la « nature humaine » non ?

Si on suit cette logique, nous femmes, à chaque cycle menstruel, sommes alors : « sale, puante et dégoûtante » ?

Je ne me sens plus concernée par ça. Bien sûr je l’ai été, comme toute jeune fille qui découvre ce phénomène et par conséquent son corps. C’est un peu impressionnant les premières fois, on sait pas forcément quand elles arrivent etc. C’est aussi et surtout la société qui a installé ce tabou et ce malaise. J’ai lu cet article intitulé « pourquoi les règles sont-elles encore un tabou ? » via ConsoGlobe qui met en lumière de nombreux faits :

Il s’agit d’un événement qui arrive tous les mois, pendant plus de trente ans, à la moitié de la population. Et pourtant, cela reste encore un sujet tabou au sein de nos sociétés. Les femmes n’expriment la situation qu’à demi-mot : « Les Anglais débarquent », « j’ai mes ragnagnas » ou encore « je suis indisposée » et dissimulent leurs protections. Avouez qu’au bureau, en cours ou autres, vous n’avez jamais sorti votre boîte de tampon à la vue de tous. Je me trompe  ?

Alors les règles sont-elles une honte ?

Une étude réalisée par la Coalition Internationale pour la Santé des Femmes montre que la quasi-totalité des femmes utilisent des euphémismes pour parler de leurs menstruations. Il existerait ainsi plus de 5.000 expressions pour évoquer cette période ou le sang des règles.

Françoise Girard, présidente de la Coalition, explique au Washington Post : « En utilisant ces termes, on intériorise la honte, cela suppose que c’est quelque chose de mauvais, quelque chose dont on devrait avoir honte. La société vous dit que les règles sont quelque chose que les femmes devraient cacher ». Pourtant, rien de plus naturel que cette expérience millénaire, vécue par des millions de femmes chaque mois.

Autres questions que l’on pourrait se poser :

« Pourquoi en 2017 dans les pubs pour serviettes, le liquide est-il toujours bleu ? », se demande, entre autres questions, Camille Emmanuelle dans son ouvrage Sang tabou. Ne plus jamais rougir de nos règles. En effet, les fabricants de protections intimes, dans leurs publicités, contribuent à minimiser ou à imager la chose qui n’en devient que plus gênante pour les femmes.

Et pourquoi aujourd’hui, nous propose-t-on encore des solutions aussi toxiques, productrices de déchets et peu confortables telles que les serviettes hygiéniques et tampons ? Rappelons les substances que ces protections contiennent..

Mesdames, mesdemoiselles, je vous en prie si vous n’avez pas encore visionné ce reportage. Faites-le, c’est une nécessité pour votre culture, votre santé, votre vie. Il révèle la vraie « nature » et composition des protections hygiéniques que nous utilisons tous les mois, tout au long de notre vie.

« Dioxines, hydrocarbures aromatiques, pesticides, la liste des substances chimiques qui se logent dans les protections hygiéniques est bien longue et ne fait que s’allonger. L’Agence de sécurité sanitaire (Anses) la déroule dans une étude dévoilée jeudi 19 juillet 2018, ajoutant à elle le glyphosate, herbicide tant décrié outre-Atlantique pour sa commercialisation sous le nom du RoundUp, et dont la contestation en France a échoué à obtenir l’interdiction dans les textes de loi » via Konbibi.

On sait toutes que ces merdes nous sont très nocives, probablement cancérigènes, nous ronge littéralement de l’intérieur et pourtant nous les « consommons » mensuellement.

L’évidence est aussi que nous n’avons pas le choix de nous protéger à chaque cycle menstruel. Ces dernières années, on a vu naître la cup, plutôt cool parce qu’économique et écologique. Mais elle ne convient pas forcément à toutes les femmes pour des raisons pratico-pratique comme « vider sa cup » et encore mieux toutes les études autour qui sont tombées petit à petit, l’accusant d’être même plus dangereuse que le tampon car plus favorable à la croissance du staphylocoque à l’origine du choc toxique (source L’Obs).

Dans tout ça qu’est-ce qu’on fait alors, quelle option nous reste-t-il ?

Les serviettes hygiéniques lavable 100% coton bio est une solution safe. Parce que déjà nous n’obstruons pas le flux naturel et que nous ne sommes pas en contact direct avec quelconque substance chimique pouvant générer un choc toxique, contracter une infection, un cancer.. J’ai récemment découvert « Dans ma culotte » sur instagram, qui en proposent sur leur shop.

Pareil pour les culottes menstruelles, qui elles, sont également en coton bio et vous protège généralement pour 12h. Privilégiez peut-être une marque dont la fabrication est française (c’est toujours un plus), à l’exemple de Fempo dont j’ai eu plusieurs très bons retours.

Les tampon 100% coton bio de la marque My Holy. Il existe des boîtes classiques et des boîtes « travel » très pratiques, à glisser dans son sac pour la journée par exemple ou pour voyager.

Plusieurs flux sont proposés (light, regular, super).

Vous pouvez même vous abonner et pour 5 euros par mois, vous recevez directement votre format recharge dans votre boîte aux lettres (livraison gratuite et résiliation possible en 1 clic). Le packaging est bio, recyclable et surtout réutilisable.

J’ai eu l’occasion de pouvoir les recevoir et les tester, et j’en suis totalement séduite. Je remercie du fond du cœur Fiona, la créatrice de My Holy, qui a enfin créé une solution safe pour les femmes. C’est rassurant pour notre santé, tout est absolument eco-friendly (coton bio, packaging), et en plus ils participent à un programme solidaire. Si jamais vous craquez, voilà un petit code promo : MYHOLYALINE.

En effet, lorsque vous achetez une édition travel, My Holy achète ensuite à Kmerpad un kit de trois serviettes hygiéniques en coton biologique, lavables et réutilisables. Une écolière le recevra dans le cadre des programmes d’éducation à l’hygiène intime animés par Kmerpad. Au-delà de l’impact social, ce modèle permet de favoriser l’activité économique du pays sans jamais se substituer à l’emploi local.

Bref, que des valeurs auxquelles j’adhère. Je me sens enfin représentée dans ma féminité, c’est dingue à dire après 22 ans de vie (et bien plus pour d’autres). Parce qu’on est en 2018 et ce n’est que maintenant que l’on nous propose des solution qui n’abîment pas notre santé..

Les serviettes hygiéniques 100% coton bio si le coté « lavage » de votre serviette hygiénique vous dérange. Là, j’ai pris connaissance de la marque JHO dont j’ai eu plusieurs retours, plutôt bons avec aussi la possibilité de faire un abonnement mensuel.

J’aimerais aussi fortement vous inviter à suivre le compte instagram 28 jours, qui n’est d’autre qu’un documentaire que je vous invite à visionner sur Youtube. J’aime beaucoup suivre ce compte qui désacralise en quelque sorte les règles, et met en avant des témoignages super intéressants du doc. Un kiffe.

 

Le débat est ouvert : en tant que femme comment ressentez-vous tout ça ?

Je terminerais avec cette vidéo qui certes ne règle pas le problème, mais prouve que certains se bougent enfin avec de belles actions pour les femmes.

Le coût des dépenses liées aux règles

Rembourser une partie des dépenses liées aux règles, c’est une initiative innovante de cette mutuelle étudiante pour aider les jeunes femmes.

Gepostet von Brut am Mittwoch, 5. September 2018

 

Always with love, XX. 

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