LE RETOUR

ENFIN je m’y remet après plus de 2 mois sans poster. Et oui, 5 jours après mon dernier article, j’ai accouché de mon loulou.

J’avais besoin d’écrire un petit peu sur ça. De faire une sorte de mise au point avant de revenir et traiter d’autres sujets. Je ne me voyais pas débarquer avec un tout nouvel article sur les dernières tendances mode ou déco sans vous raconter comment ça se passe depuis 2 mois.

Well well well, l’accouchement. Certains ont pu suivre un peu sur snapchat très brièvement (non je ne me suis pas filmé entrain de pousser), juste l’avant et l’après quoi. Comment vous dire à quel point ça a été un accouchement dit « de rêve ». J’ai été tellement traumatisé par celui d’Eliyah que j’appréhendais énormément cette seconde fois.

La journée du 10 avril commençait plutôt bien, je me lançais dans une bon gros ménage pour tenter désespérément d’accoucher (le terme était le 17). Avant mon ménage une session danse de folie (la snap fam’ on se sait ahahah). Je crois qu’inconsciemment je prévoyais d’accoucher ce jour là . Des contractions durant toute la matinée et plus midi approchait plus elles s’intensifiaient. Monsieur faisait un foot avec ses potes, rentre à 12h30 et là…JACKPOT, comme si bébé attendait que son père rentre pour lancer le début des hostilités.

13h – Je commence à avoir ces vraies contractions complètement ingérables, à me tordre, à crier même hurler tellement fort, à taper contre les murs, où je pouvais, à pleurer de douleur tellement je souffrais. J’avais peur que les voisins appellent la police, croyant qu’il essayait de me tuer (nan mais sérieux hein). Je file prendre un bain en essayant de calmer les choses. Si seulement, ça a du atténuer les douleurs d’un dixième mais rien de plus. Le mieux? Le moment où je réalise: MEDEY MEDEY MA VALISE EST VIDE, plus vide que le vide lui-même.

Pendant mon bain, entre les cris et hurlements, les crises de larmes les « aaaaah j’en peux plus, je vais jamais y arriver, je veux plus, ça fait trop mal, c’est trop dur », j’essayais tant bien que mal de dicter à monsieur ce qu’il devait mettre dans ma valise. Dieu soit loué, celle de bébé était déjà faite parce que sincèrement j’crois que ça a été l’exercice le plus dur de ma vie.

14h40, on jump dans la voiture direction  la maternité – 15h05 on arrive: plein de gens dans la salle d’attente, je sonne, une sage-femme arrive et me voit dans un tel mal qu’on file direct dans une salle, elle m’examine et…. dilatée à 6CM. Je suis c h o q u é e, et lui d’autant plus. Je pensais à un 3cm au graaand maximum, mais non plus de la moitié du travail était fait quoi.

La sage-femme me lance en bombe « je pense qu’on aura sans doute pas le temps pour une péridurale, ça va trop vite ». J’ai cru faire un malaise quand j’ai entendu cette petite phrase. Elle essayait de me rassurer tant bien que mal en me disant que je pouvais clairement y arriver. Hmm nan nan nan, psychologiquement j’étais vraiment mais vraiment vraiment pas prête.

15h25 soit 20 min après le 1er examen, elle revient….7cm – 16h péri posée – 16h07, 8cm la sage-femme perce la poche des eaux. Je suis zen, je me repose, je sieste même. Elle me dit de l’appeler quand je sens que bébé arrive. Le temps passe, elle revient et me dit « bah alors vous avez oublié de m’appeler, où il est ce bébé? On va examiner tout ça ».

17h38 – « Ok il est juste là, j’appelle votre gynécologue et vous pourrez pousser » – 17h50 béber (= gygy) est là, c’est partit pour faire le job: je pousse de toutes mes forces, en 4-5 coups et,

18h06 – SHAD EST PARMIS NOUS. Il ne pleure pas, après stimulation de la SF un tout petit cri mais rien de fou, on commence à s’inquiéter. Elle décide de le prendre et d’aller aux soins intensifs pour l’intuber. Elle appelle Monsieur pour qu’il vienne le voir et moi je me retrouve en tête tête avec mon gygy la tête entre mes jambes. Fini? Noooon, ça serait trop beau! Le taffe est loin d’être terminé, eh oui le placenta est toujours inside, il faut qu’il se décolle pour « la délivrance ».

20 minutes plus tard, mon bébé en couveuse direction la pouponnière, j’ai le droit à une photo et papa l’accompagne. Là s’en suivit l’heure la plus longue de ma vie. Le placenta ne voulait pas se décoller, au bout de 30 minutes il a fallut le chercher, quelques points et après tout ça, 1 ou 2h d’attente dans la salle d’accouchement histoire que la péri se dissipe un maximum.

Je me suis sentie vide dans tous les sens du terme, j’avais l’impression de ne pas réaliser que je venais vraiment d’accoucher… J’étais seule et surtout je n’avais pas mon bébé, pas de peau à peau, pas de première tétée. J’avais mal au coeur, c’était un peu triste mais bon le plus important c’était sa santé.

Vers 21h je monte dans une grande chambre, toute seule, sans mon bébé. La nuit, on m’appelait pour que je me rende en néonatalogie lui donner à manger et donc après 12h de couveuse, le lendemain matin j’ai ENFIN pu récupérer mon petit coeur. S’en suivit des quelques jours classiques à la maternité et le retour à la maison. Nan mais comment vous dire lorsque j’ai mis le pied dehors et ai enfin senti le vent sur mon visage, j’ai repris vie instantanément. J’avais l’impression de sortir de prison et revenir à une vie « normale.

ET DEPUIS? Vous allez me haïr mais je vais vous lâcher un « la suite au prochain épisode » parce que ça risque de faire un peu trop long. C’est déjà un pavé assez conséquent, je sais pas si tout le monde ira jusqu’au bout ahah.

Wow, ce que ça fait du bien de tout lâcher quelques part et de laisser une trace de ce si beau moment au final. La rencontre avec mon petit homme, la naissance de mon second enfant. Je me répèterais jusqu’à la fin mais rien n’est plus beau que de donner la vie.

Je souhaite ce sentiment, cet amour et cette expérience exceptionnelle à toutes les femmes sur cette terre.

WITH LOVE, XX.